TEST LIVE
Voila le test
En forêt ou en campagne, il faudrait d'abord vérifier si les parents s'en occupent. Depuis le moment où le petit sort du nid jusqu'à ce qu'il soit indépendant, il est toujours nourri par ses parents. En vous tenant un peu à l'écart, vous verrez en quelques minutes si un ou deux adultes viennent vers le poussin. Cette période de transition, quand le petit oiseau ne vole pas encore très bien, est normale dans la nature, même si c'est un moment dangereux pour le petit oiseau. Dans le cas où vous voyez clairement des adultes s'occuper du poussin, il vaut peut-être mieux passer son chemin et laisser faire la nature. Dans le cas contraire, il faut prendre l'oisillon. En présence de danger immédiat comme des prédateurs ou une route fréquentée, ou dans un biotope inadéquat, il faut prendre l'oisillon.
Gardez à l'esprit qu'un poussin tombé du nid n'est peut-être pas viable. Les parents éliminent tout oiseau avec un défaut, comme ceux ayant une déformation ou ceux qui mangent mal ou présentent un trouble quelconque. Ces tares ne sont pas toujours visibles et l'oiseau, même bien soigné, peut donc mourir après quelques jours sans raison apparente. Les autres cas de chute du nid sont accidentelles, même parfois avec les oisillons les plus dynamiques qui malheureusement tombent un ou deux jours trop tôt. Dans ces cas, il vaut évidemment la peine de tenter de le sauver !
Il faut mettre l'oiseau dans un lieu confiné, tempéré et sombre, l'idéal étant un petit carton avec des petits trous pour laisser passer l'air, tenu à l'ombre. Le fait d'être dans le noir calme l'oiseau. La cage est le pire moyen de garder un oiseau, en tout cas le meilleur pour l'apprivoiser et donc à moyen terme de lui enlever toute chance de survie en nature. Cela lui enlève tout réflexe d'esquive et il a bien des chances d'être la proie du premier chat venu. Si vous n'avez rien d'autre sous la main, couvrez la cage d'une couverture.
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Nos statistiques stables depuis plus de 10 ans sont en accord avec les résultats des centres de soins travaillant avec la faune sauvage. Les individus trouvés dans la nature sont toujours dans un état très critique, aussi le taux de lâcher d’environ 45% est un résultat positif. Nous lâchons ainsi environ 600 oiseaux dans la nature chaque année ! Même si tous les oiseaux ne survivent pas, il vaut toujours la peine d’essayer de sauver un individu en difficulté. Surtout quand une conscience écologique nous anime, sachant que 99.9% des oiseaux arrivés blessés chez nous le sont pour des causes urbaines bien humaines (dans l’ordre : chats, voitures, vitres, câbles, filets de pêche ou de vignes). Le chat domestique que nous aimons aussi n’étant bien évidemment pas un prédateur naturel, il exerce bel et bien une forte pression sur l’écosystème. L’occasion de rappeler que des petites clochettes à leur collier peuvent sauver des vies...